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Parlementen | Maand december 2024

Hier zijn de parlementaire vragen over racisme en verwante thema’s voor de maand december.

Vraag in de kijker

Maandag 09/12/2024  

Mondelinge vraag van M. Hajib El Hajjaji:

Bestrijding van inhoud die racistische stereotypen verspreidt in onderwijsmateriaal

M. Hajib El Hajjaji (Ecolo) heeft een onderwijsmateriaal aan de kaak gesteld waarin religieuze symbolen werden gekoppeld aan racistische stereotypen. De leerlingen werden onder andere gevraagd om een afbeelding van de film Rabbi Jacob en een foto van de aanslagen van 11 september 2001 te koppelen aan een van de genoemde religies.

Hij vroeg de minister naar de duur van het gebruik van dit materiaal, de genomen maatregelen ten aanzien van het onderwijsteam en de acties die zijn opgezet in het kader van het Plan ter bestrijding van racisme 2023-2026.

Minister Valérie Glatigny antwoordde dat de Federatie Wallonië-Brussel zich sterk inzet in de strijd tegen racisme en antisemitisme, vooral in het onderwijs. Wat het betreffende onderwijsmateriaal betreft, benadrukte zij dat het essentieel is om te controleren of het is gebruikt om haatzaaiende boodschappen te verspreiden. Als dat het geval is, zullen er maatregelen worden genomen. Ze verwees ook naar het Plan ter bestrijding van racisme 2023-2026, dat verschillende belangrijke acties bevat:

  • Opleidingen voor leerkrachten om racistische en antisemitische stereotypen te deconstrueren, in samenwerking met organisaties zoals UNESCO.
  • Versterking van meldsystemen, via Unia, om slachtoffers van discriminatie te ondersteunen.
  • Herdenkingsprojecten, zoals Démocratie ou barbarie, om onderwijzers bewust te maken van de gevaren van stereotypen en een inclusieve visie op de samenleving te bevorderen.

De minister bevestigde haar inzet voor onderwijs dat respect heeft voor diversiteit en verzekerde dat dit soort inhoud geen plaats heeft in het onderwijs.

Hajib El Hajjaji (Ecolo). – Madame la Ministre, nous sommes toutes et tous unanimes pour rappeler la nécessité de mener des politiques efficaces de lutte et de prévention contre le racisme et les discriminations. Ceci est particulièrement essentiel dans l’éducation, étant donné qu’il contribue en première ligne à construire les systèmes de valeurs et le rapport aux autres des élèves. Il s’agit d’un travail de longue haleine, qui demande d’y revenir régulièrement pour affiner les outils et les connaissances. La déconstruction des stéréotypes culturels, sociaux, sexistes et d’autres, est une des missions de première importance de nos enseignantes et nos enseignants qui, dans l’immense majorité des cas, ont à cœur de la porter. Il reste cependant beaucoup de travail, et le succès croissant des discours populistes n’a rien de rassurant, que du contraire. Nous devons donc être vigilants sur les glissements et les raccourcis qui passent parfois inaperçus. 

J’en veux pour preuve un support de cours qui nous a été transmis dernièrement. Il s’agit d’un exercice tiré d’un cours de religion dans un établissement de l’enseignement libre confessionnel, de la région liégeoise. Je vous le décris brièvement: l’élève doit associer une série d’images aux trois religions monothéistes. On y voit des sigles habituels; un chapelet, une jeune fille portant un foulard, la main de Dieu de Michel-Ange… mais également l’affiche du film «Les Aventures de Rabbi Jacob» et – nous avons peine à le croire – une photo des attentats du 11 septembre 2001! C’est absolument choquant. J’ai ici une copie de ce support de cours que je souhaiterais vous remettre et qui montre les différentes photos déjà explicitées.  

Que le document soit sorti de son contexte ou que l’exercice portait sur la lutte contre les stéréotypes, peu importe: il est intolérable de construire une séquence de cours qui véhicule à la fois des stéréotypes sur une communauté, et qui assimile une communauté de croyants à des actes de terrorisme. Aucune nuance ne peut justifier ce type de démarches. Aucun des textes fondamentaux de notre enseignement n’autorise ce qui ressemble à un dérapage incompréhensible. 

Ceci fait malheureusement écho aux chiffres publiés en octobre dans un rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (European Union Agency for Fundamental Rights – FRA), à propos duquel j’avais interrogé le ministre Coppieters. Ce rapport précise qu’une personne de confession musulmane sur deux déclare être victime de comportements discriminatoires au quotidien, dans un contexte de recrudescence des actes racistes depuis quelques années. Ce rapport mentionne également que les personnes discriminées sont trois fois plus susceptibles de quitter l’école prématurément. En parallèle, l’antisémitisme augmente aussi, ce qui ne peut que nous interpeller.

Ceci ne doit pas rester un constat purement statistique, et encore moins lorsqu’il s’agit d’élèves ayant une grande perméabilité des valeurs et des visions du monde. Il s’agit aussi d’élèves victimes de discriminations et de racisme – non seulement en termes de chances de réussite, mais également de santé mentale. Mais cela concerne tous les jeunes, car les habituer à voir ces contenus racistes véhiculés, c’est entretenir et perpétuer ces stéréotypes. 

  • Avez-vous pris connaissance du support de cours auquel je fais mention?
  • Si tel est le cas, combien de temps ce support a-t-il été utilisé?
  • Quelles mesures ont-elles été prises vis-à-vis de l’équipe d’encadrement pédagogique?
  • Comment ont été accompagnés les élèves qui ont été confrontés à ces supports?
  • Un contact at-il été pris avec Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances?
  • Quelles sont les mesures déployées ou à venir dans le cadre du Plan de lutte contre le racisme de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2023-2026? Par exemple, de quels outils et recours disposent les élèves ou leurs proches qui seraient confrontés à des supports de cours ou des propos qui bafouent les valeurs et les missions essentielles de notre système éducatif?
  • Enfin, à la suite des conclusions de la FRA, des mesures spécifiques ont-elles été instaurées pour sensibiliser les équipes pédagogiques à ces thématiques et pour accompagner les élèves qui vivraient ces situations durant leur scolarité?

Mme Valérie Glatigny, première vice-présidente du gouvernement et ministre de l’Éducation et de l’Enseignement de promotion sociale. – Monsieur le Député, la Fédération Wallonie-Bruxelles est à la pointe de la lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme. Le sujet que vous abordez est, pour moi, de grande importance. Naturellement, je ne connais pas les activités qui sont menées au quotidien dans toutes les classes de toutes les écoles! Malheureusement, les éléments que vous rapportez ne me permettent pas de savoir si les supports auxquels vous faites allusion ont été utilisés pour propager un discours de haine. Si c’est le cas, des mesures devront être prises et j’y attacherai la plus grande attention. 

Je ne sais pas non plus si ces supports ont servi à un exercice de détection des stéréotypes antisémites ou racistes. Si la première option de propagation à des discours de haine était à retenir, cela serait évidemment inacceptable. Je rappelle aussi qu’une plainte peut être déposée auprès d’Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances.

 Il entre en effet dans la fonction des enseignants d’éduquer à la déconstruction des stéréotypes antisémites ou racistes, et à la lutte contre toutes les discriminations. Selon la législation en vigueur, tout enseignant doit avoir la déontologie nécessaire pour ne pas utiliser sa profession à des fins d’endoctrinement des élèves ou pour propager des opinions antisémites ou racistes. 

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le 23 mars 2023 le Plan de lutte contre le racisme 2023-2026 dans lequel il s’engage à poursuivre des objectifs transversaux et spécifiques à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et toute forme de discrimination. Ce plan est en cours d’application, et j’ai bon espoir qu’il portera ses fruits au vu de l’actualité. Ce plan de lutte contre le racisme a été élaboré par des experts du domaine, sous la direction du Service général de l’inspection (SGI), comme service auprès du gouvernement, et avec l’appui de la Direction de l’égalité des chances. La Fédération Wallonie-Bruxelles a effectivement joué un rôle majeur dans l’élaboration du plan de lutte contre le racisme à l’échelle nationale, que l’État belge s’est engagé à adopter lors de la Conférence mondiale de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance de 2001 

En effet, la Fédération Wallonie-Bruxelles était chargée de la présidence de plusieurs groupes de travail, donc celui de la lutte contre le racisme dans le secteur de l’enseignement, sous la tutelle d’un inspecteur de notre institution. Malgré l’avancée des travaux de ces groupes de travail technique, le plan national pour tous les secteurs n’a pas encore été finalisé par la conférence interministérielle (CIM) en raison de blocages politiques qui dépassent le niveau de pouvoir de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Au cours de la législature passée, le gouvernement a décidé, dans l’attente d’un plan véritablement national, de mettre en application son propre plan ambitieux pour la lutte contre le racisme, partout où les compétences de la Communauté française sont effectives. Parmi les objectifs opérationnels de notre plan de lutte contre le racisme, je rappelle que nous nous sommes engagés à mieux informer les personnes ayant subi des faits de racisme ou antisémitisme sur les services qui assurent l’accueil et l’assistance aux victimes. Nous voulons également soutenir une meilleure connaissance des points de signalement, notamment en collaborant à une cartographie de ces derniers. J’ai évidemment à l’esprit le recours à Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, avec qui nos services collaborent régulièrement. 

La Fédération Wallonie-Bruxelles est l’une des entités belges qui se placent en pointe dans la lutte contre l’antisémitisme et dans le travail de mémoire de la Shoah. Les deux notions, quoique liées, ne se confondent pas. Le projet Démocratie ou barbarie, qui a vu le jour à la suite du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994, continue à œuvrer quotidiennement à la sensibilisation des acteurs du système éducatif et propose des formations ainsi que des supports didactiques. Les historiens qui animent cette cellule des services du gouvernement sont également responsables du réseau de personnes-relais de nos écoles, qui peuvent aussi être des personnes-ressources pour le travail de mémoire. 

Le décret du 13 mars 2009 relatif à la transmission de la mémoire des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des faits de résistance ou des mouvements ayant résisté aux régimes qui ont suscité ces crimes, essentiel par ses aspects éducatifs, mais aussi pour le travail au sein de la société civile, donne mission à la cellule Démocratie ou barbarie de soutenir des centres de ressources tels que le Centre communautaire laïc juif (CCLJ) ou le Musée Juif de Belgique (MJB) qui réalisent un travail exemplaire. 

Enfin, les conclusions alarmantes de FRA sont prises en considération par nos services, justement par les initiatives que j’ai mentionnées, mais aussi par la participation de la Fédération Wallonie-Bruxelles au mécanisme de lutte interfédéral contre l’antisémitisme, adopté le 8 novembre 2022. Dans la ligne des conclusions de sa séance du 15 janvier dernier, la Fédération Wallonie-Bruxelles a encore récemment organisé des formations en collaboration avec l’UNESCO sur la lutte contre les discriminations et contre l’antisémitisme, pour les directeurs, pour les enseignants et pour les acteurs associatifs, qui ont découvert des ressources adéquates pour mener ce travail essentiel. 

Tout ceci montre l’attention que nous portons en Fédération Wallonie-Bruxelles à la lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme, contre toutes les discriminations. Je réaffirme évidemment notre volonté de poursuivre ce travail essentiel dans notre système démocratique. 

Hajib El Hajjaji (Ecolo). – Madame la Ministre, comme je vous l’ai dit précédemment, je tiens à votre disposition le support ce qui vous permettra de constater qu’a priori que la leçon ne portait pas sur la déconstruction des stéréotypes. Aborder la diversité convictionnelle dans un cours est une démarche en soi louable et essentielle pour bâtir une société interculturelle harmonieuse. Cependant, en examinant le support de cours utilisé, il apparaît qu’il est élaboré d’une manière totalement inappropriée. Il soulève des interrogations, tant sur la méthode pédagogique utilisée que sur l’impact qu’il a avoir sur les enfants. Il est choquant de constater qu’au lieu de déconstruire des préjugés ou des stéréotypes racistes, il les nourrit, les propage et les inculque dans un cadre scolaire. 

Chez les élèves, ce type de contenu influence non seulement la représentation de l’autre, mais également l’estime de soi des enfants de confession musulmane directement concernés, ainsi que la confiance des familles dans l’institution scolaire. Au lieu de propager les plus détestables des stéréotypes en lien avec des personnes d’une conviction – qui sont les premières à souffrir de tels stéréotypes violents –, il est urgent de mettre en avant l’universalité des civilisations, ce qui rapproche d’une vision humaniste, d’une promotion des savoirs comme du respect. D’autres symboles auraient pu être mis en avant tels que la découverte scientifique de l’astrolabe ou l’art architectural. 

 

Il existe tant d’exemples qui peuvent susciter une meilleure connaissance de l’autre et de ce qu’il a apporté au patrimoine de l’humanité. Il est crucial que l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles reflète ces valeurs d’équité, de diversité et d’inclusion. Pour ma part, il m’importe de connaître la suite donnée à une telle situation, comment les formations des enseignants sont réalisées vis-à-vis de ces sujets en lien avec la diversité et comment s’opère la validation de ces supports pédagogiques. 

Nous plaidons donc en faveur d’une vision inclusive inspirée par des principes universels de respect mutuel, d’ouverture et de reconnaissance de l’autre. Qu’il s’agisse de croire, de ne pas croire ou même de changer de conviction, chaque individu doit se sentir respecté et valorisé. Cette approche est au cœur du cadre constitutionnel qui garantit les libertés fondamentales. J’espère que tant pour les parents que pour les enfants qui sont confrontés à de tels visuels, une réponse sera apportée par le SGI.

Overzicht van de parlementaire vragen

 

Commissie voor buitenlandse betrekkingen

Dinsdag 10/12/2024, 14:15

Agenda van de commissie

Commissie voor Binnenlands Bestuur en Inburgering

Dinsdag 17/12/2024, 14:00

Agenda van de commissie

Commissie voor Economie, Werk, Sociale Economie, Wetenschap en Innovatie

Woensdag 18/12/2024, 10:00

Agenda van de commissie

Commissie voor Wonen, Toerisme, Energie en Klimaat

Woensdag 18/12/2024, 10:00

Agenda van de commissie

 

 

      Commissie voor Energie, Klimaat en Huisvesting

      Dinsdag 17/12/2024, 09:30 en 14:00

      • Question orale de Monsieur Laurent Devin à Madame Cécile Neven, sur le financement de la réduction des loyers dite “allocation loyer”
      • Question orale de Monsieur Stéphane Hazee à Madame Cécile NEVEN, sur l’état des lieux et l’avenir de l’allocation loyer

      Agenda van de commissie

      Commission de l’Education, de l’Enseignement de promotion sociale, de la Promotion de Bruxelles et de la Recherche scientifique

      Maandag 09/12/24 13:30

      • Question orale de M. Fabian Maingain : Préoccupations concernant l’impact des réformes éducatives sur l’égalité des chances et la lutte contre l’échec scolaire
      • Question orale de M. Fabian Maingain : Déterminisme social et enseignement spécialisé
      • Question orale de M. Hajib El Hajjaji: Lutte contre les contenus véhiculant des stéréotypes racistes dans les supports de cours.

      Verslag

      Commission de l’Enfance, de la Jeunesse, de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, de la Santé, des Droits des femmes et de l’Egalité des chances

      Woensdag 10/12/24 10:02

      • Question orale de M. Eddy Fontaine : Accueil des mineurs étrangers non accompagnés ukrainiens
      • Question orale de Mme Clémentine Barzin : Suivi du harcèlement au niveau de l’Aide à la jeunesse

      Verslag

       

            Commissie voor gelijke kansen en vrouwenrechten

            Dinsdag 03/12/2024

              Commissie Binnenlandse zaken

              Dinsdag 10/12/2024

              Commissie Ecomische zaken en Tewerkstelling

              Woensdag 11/12/2024

              Binnenkort

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