Conseil bruxellois de lutte contre le racisme | L’appel à candidatures ne rassure pas quant à la composition du conseil
Jusqu’au 29 septembre, les organisations de la société civile peuvent entrer leur candidature pour participer au futur conseil bruxellois de lutte contre le racisme.
Pour rappel, ce conseil est appelé à émettre des avis au gouvernement bruxellois en matière de lutte contre le racisme. Il sera composé de 11 membres de la société civile et 11 membres répartis entre les partenaires sociaux, un.e représentant.e d’UNIA, d’académiques et un.e représentant.e.s du Conseil pour l’Egalité entre les femmes et les hommes et du Conseil bruxellois aux personnes en situation de handicap.
La Coalition NAPAR salue l’instauration du conseil. Nous invitons en même temps le gouvernement bruxellois à tenir compte de plusieurs points essentiels lors de la sélection des associations de la société civile:
- A l’heure actuelle, les associations de fait ne peuvent pas se porter candidat.e.s. Cela exclut de nombreuses organisations bruxelloises qui font du travail de terrain essentiel en matière de lutte contre le racisme. Puisque les partenaires sociaux, qui sont des associations de fait, pourront participer, nous demandons de ne pas tenir compte de ce critère d’exclusion lors de la sélection et de diffuser l’appel auprès des associations de fait.
- Aucun critère de sélection ne permet de s’assurer que le conseil soit constitué d’une majorité de personnes impactées par le racisme. Or, jamais le gouvernement n’accepterait qu’un conseil de lutte contre le sexisme soit composé d’une majorité d’hommes et présidé par deux hommes. A raison: ce serait une poursuite de la logique patriarcale et paternaliste que l’on veut combattre. Nous demandons dès lors de sélectionner une majorité d’organisations qui présentent des candidat.e.s effectives subissant les conséquences du racisme.
- Afin de s’assurer que toutes les formes de racisme soient abordées, nous appelons le gouvernement à inclure la lutte contre les discriminations sur base des conviction religieuses dans les missions du conseil. De même, le conseil gagnerait à impliquer au minimum une organisation spécialisée par forme de racisme (la romaphobie, l’antisémitisme, l’afrophobie, l’islamophobie, le racisme anti-migrant.e.s, l’asiaphobie…)
Lire notre communiqué précédent concernant les conseils consultatifs et comités de monitoring des plans d’actions de lutte contre le racisme.
